Etude comparative sur le mécénat d'entreprise

Appuyer la réflexion de PSA Peugeot Citroën sur ses actions de mécénat


En juin 2000, PSA Peugeot Citroën, sixième constructeur automobile mondial, crée l’Institut pour la ville en mouvement IVM. Fondé sur une approche à la fois scientifique et pratique, l’Institut se veut un carrefour où peuvent se rencontrer ceux qui pensent la ville, ceux qui s'y impliquent et ceux qui la vivent à travers des expérimentations sociales, organisationnelles, scientifiques, techniques et culturelles.


Objectif :
Déjà engagé dans le mécénat, PSA Peugeot Citroën a demandé à Entreprendre et Comprendre d’étudier les différentes pratiques de mécénat des entreprises, françaises pour l’essentiel, et d’analyser comment la création d’une fondation et/ou d’une association s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise.


Approche :
Entreprendre et Comprendre a pratiqué une démarche de type comparatif afin de confronter des objectifs, des organisations et des actions de différents ordres, dimensions et contenus. Des entretiens ont été organisés avec des dirigeants de fondation ou d’association, des experts membres de Conseils Scientifiques ou de jurys, des acteurs de l’institution, des responsables institutionnels (Fondation de France, IMS, Admical) et des cadres d'entreprises concernées. A partir de là, Entreprendre et Comprendre a dégagé des problématiques d’ensemble et organisé les thèmes susceptibles d’alimenter les réflexions en cours chez PSA et à l’IVM.


Résultat :
Le rapport final constate le développement récent du mécénat d’entreprise et sa réorientation marquée vers l'humanitaire et le social. Il en étudie les différentes formules juridiques et fonctionnelles, la construction du domaine et de l’objet (le croisement entre le métier de l’entreprise et des préoccupations sociales/sociétales portées par les salariés), les budgets, la communication vers l’interne et vers l’externe, le rôle éventuel des salariés dans le fonctionnement de la fondation, l’évaluation de la qualité et les principes déontologiques.

 

L’analyse identifie quatre grands enjeux pour les fondations : la légitimation vis-à-vis des médias et de la société, l’inscription durable dans l’entreprise, la définition de l’objet par rapport à l’évolution du métier des entreprises et le choix entre l’action symbolique, porteuse en termes d’image et de notoriété, ou la recherche, porteuse auprès des prescripteurs. 
En revanche, les chercheurs n’ont pas rencontré de fondation ou d’entreprise qui ait adopté une démarche d’évaluation exhaustive à cause des contraintes de temps, de budget, de compétences nécessaires. Et, surtout, il semble qu’encore actuellement, il soit difficile de faire l’articulation du quantitatif et du qualitatif.

 

En conclusion se dégage un certain nombre de pistes d’évolution sur l’intervention des salariés, l’articulation du constructeur d’automobile avec son Institut, l’objet et le domaine de recherche et la communication.